Séminaire du 23 octobre | Médier et médiatiser les conséquences psychotraumatiques des violences sexuelles : stratégies d’une lutte pour des reconnaissances
- Quand : Vendredi 23 octobre, 13h00
- Où : Format hybride – UQÀM (local J-1187) et sur Zoom
RÉSUMÉ
L’adoption de la Loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants le 13 octobre 2026, en France, a constitué un point culminant dans une séquence de plaidoyers visant notamment à maintenir la lutte contre les violences faites aux femmes comme priorité à l’agenda. Le parcours de cette loi a concentré en une lutte commune les efforts d’appel à la reconnaissance et à la prise en charge publiques de plusieurs causes imbriquées. Notre communication s’intéresse particulièrement aux stratégies de médiation et de médiatisation des conséquences psychotraumatiques des violences sexuelles par divers·es acteurices qui participent à nommer dans l’espace public cette implication majeure. En croisant les résultats d’analyses de corpus médiatiques (quotidiens nationaux et régionaux ; sites Web d’organismes d’aide aux victimes) et l’observation exploratoire de prises de position publiques sur le réseau LinkedIn, nous cherchons à montrer comment s’articulent lutte pour la reconnaissance sociale (Honneth, 1995) et lutte contre l’invisibilité sociale (Le Blanc, 2009) d’un problème de santé publique oscillant entre tabou et déni social.
INTERVENANTE : Nadège Broustau
Nadège Broustau est professeure, titulaire d’une Chaire en communication publique à l’Université libre de Bruxelles (ULB) et professeure associée à l’UQAM. Membre et directrice du Centre de recherche en Information et Communication (ReSIC-ULB), elle mène des travaux sur les invisibilités du psychotrauma dans l’espace public, la construction des représentations médiatiques et publiques, les interinfluences entre journalistes et communicants, et la diplomatie publique numérique en lien avec les droits humains.
